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VTT Ballancourt

Les dernières escapades...

Forêts et montagnes Vosgiennes

Pour voir ce récit en vidéo cliquez ici, en images cliquez-là et pour découvrir les Vosges c'est par ici !


Première étape: Saint-Dié - Corcieux

Il est 13h30 lorsque nous arrivons sur une place située au bord de la Meurthe à Saint-Dié des Vosges.

La ville, située à une altitude de 340 mètres, est ceinturée par quatre massifs montagneux de taille modeste. Ce qui est frappant, c'est l'omniprésence d'une forêt dense, d'un vert sombre, qui couvre la quasi-totalité du relief.

Trois mois auparavant nous pensions former une horde de ballancourtois, mais les contraintes familiales, professionnelles et même la malchance nous ont réduits à quatre. Nous nous équipons, déposons nos sacs que l'on retrouvera à l'hôtel et démarrons notre périple dans la bonne humeur. Bonne humeur qui ne nous quittera plus jusqu'à la fin de notre excursion.

A peine sortis de la ville, nous entamons déjà une ascension d'un peu plus de 6 km qui nous élèvera à environ 640 mètres d'altitude. Nous empruntons une route qui très rapidement débouche sur une piste forestière, celle-ci nous plonge dans la forêt vosgienne que nous ne quitterons quasiment plus de la journée. Nous atteignons ce premier sommet qui nous gratifie d'un point de vue sur Saint Dié

DSC02126

Nous allons perdre une centaine de mètres d'altitude, pour nous engager ensuite dans la montée la plus difficile de la journée. Il s'agit d'un single parsemé de pierres qui nous fera prendre 200 mètres de dénivelé sur moins de deux kilomètres avec quelques portions à 20%. Nous atteignons le point culminant de cette première journée à 730 m d'altitude. Après une première descente sur une piste forestière qui nous offrira deux belvédères, nous nous engageons dans une descente plus technique : un single qui se faufile dans les sapins, agrémenté de pierres, de racines et parfois de branches.

Le reste de la randonnée se fait essentiellement sur des pistes forestières empruntées par un GR. Après une montée relativement douce de 8km nous descendons vers la plaine ou se trouve notre premier village étape, Corcieux. Nous ne sommes pas arrivés pour autant, nous devons, pour terminer, faire une boucle de 10km qui contourne un mont isolé. En traversant le village, nous serons les témoins privilégiés de l'évènement local le plus important de ces trois dernières années : un mariage.

A l'heure du repas, nous rejoignons trois sympathiques vttistes de Vélorizons qui ont opté pour la formule avec guide. Bien qu'inscrits sur un itinéraire plus facile, il semblerait que nous empruntons les mêmes chemins. Au cours du repas l'animation sera assurée par une cinquantaine de motards de tous âges qui prennent place dans le restaurant, sans doute déjà passablement éméchés. . Nous prenons notre dessert au rythme de leur refrain favori : « A poiiiiiiiiil, tout le monde à poil, on se careeeeeeesse, on se careeeeesse ... »
La journée de demain sera longue, nous laissons les motards qui chanteront et danseront sur les tables jusqu'à 1h30 du matin.

Deuxième étape : Corcieux -Bruyères

DSC02112Après un petit déjeuner modeste, cette deuxième journée commence comme la première, par une longue ascension, d'une douzaine de kilomètres cette fois-ci, qui nous amène au point culminant de notre séjour à 1000 mètres d'altitude. La montée, relativement douce, se fait sur une piste forestière avec une vue plutôt dégagée qui nous offrira de jolis panoramas.

Nous descendons ensuite en direction de Gérardmer en empruntant de temps à autres des singles ludiques qui, cependant, ne parviennent pas à nous rassasier. C'est pourquoi, nous improvisons quelques excursions en dehors de la trace avec plus ou moins de réussite. Aujourd'hui, les paysages sont plus variés, sur certains flancs de montagne la forêt cède la place à des étendues herbeuses sur lesquelles sont posés des chalets épars. Des paysages qui nous rappellent la Suisse ou la Savoie. Au loin, on aperçoit déjà un premier lac, le lac de Longemer.

Arrivé à Gérardmer, Patrick et moi avons failli être témoin d'un accident. Un vététiste, vêtu de rouge sur un vélo aux couleurs variées, décide subitement de tourner à gauche et coupe la route d'un autre cycliste portant le même accoutrement mais au guidon d'un vélo plus discret. Le premier est obligé de faire une figure dont lui seul a le secret (une amorce d'OTB et de je ne sais quoi.) pour éviter le choc qui aurait été sans doute assez violent.

Le lac de Gérardmer apparaît et nous allons le longer par un chemin emprunté par de nombreux piétons.
Outre le fait que la taille des rochers et les racines aussi grosses que les troncs le rendent peu praticable, nous sentons une hostilité de la part de certains promeneurs qui rechignent à nous laisser de la place. Ils sont tellement nombreux que même la pelle de Vred ne nous aurait pas permis d'en venir à bout. Pourquoi le piéton Géromois se montre-t-il si revêche ? En fait, l'un d'eux se décide à nous dévoiler la vérité, ce chemin est interdit au vélo.

Nous décidons de prendre notre déjeuner au bord du lac. Un sandwich préparé par le cuisinier de l'hôtel restaurant que nous avons quitté ce matin et qui aura un goût de "pas assez".

En guise de dessert, nous allons avoir une montée sur 3 km environ avec des parties à 19 %. Nous redescendons pour mieux remonter. La descente suivante se fait sur la route, ce qui est, vous en conviendrez, une totale hérésie. J'appelle Freddy qui ne m'entend pas et continue sa route. J'interpelle Patrick et Carlos pour leur proposer une petite variante qui nous permettrait d'éviter de trainer nos pneus sur le bitume. Patrick, qui sent le traquenard décline mon invitation, alors que Carlos toujours prêt à relever un défi accepte de me suivre. Bien entendu, ce qui devait arriver arriva, au bout de 500 mètres nous entrons au milieu de la forêt jonchée de branches et de troncs.

Nous essayons tant bien que mal de nous frayer un passage, et nous terminons par la traversée d'un champ d'orties. Finalement nous constatons que nous nous trouvons trop bas par rapport à la trace. Grâce à mon sens inné de l'orientation nous allons bénéficier d'une cinquantaine de mètres de dénivelé supplémentaire, Carlos ne semble pas pour autant traumatisé, à aucun moment il ne m'en fera le moindre reproche. Nous retrouvons donc la trace, et comme pour nous faire regretter de l'avoir quittée, elle nous emmène sur une pente sévère qui avoisine parfois les 22%.

Nous rejoignons Freddy et Patrick et nous alternons, toujours dans la bonne humeur, les montées et les descentes, parfois sur des singles et souvent sur des pistes forestières. Nous avons l'occasion de constater les dégâts provoqués par la dernière tornade. Nous traversons également quelques cours d'eau et notamment la tristement célèbre Vologne.

A l'approche de l'hôtel nous nous mettons d'accord sur un point essentiel : nous boirons notre bière dès l'arrivée; lorsqu'on est encore dégoulinant de sueur. C'est le contraste entre notre corps encore en surchauffe et la fraicheur de cette boisson qui décuple les sensations. C'est le meilleur moment pour sentir sa mousse fraiche caresser notre palais, ses bulles éclater sur notre langue pour exhaler tous les arômes, et enfin, pour la laisser dévaler notre gosier en faisant des bunny-ups, backflips et autres figures que je ne saurai jamais faire.

A force de parler de bière, Carlos ne tient plus, à l'occasion de la traversée de la ville de Bruyère, le voilà qui s'arrête à une terrasse de café. Freddy et moi parvenons à le raisonner, il reste encore une dizaine de kilomètres à parcourir et préférons nous en acquitter avant de nous poser définitivement.
A l'arrivée, nous sommes accueillis par une personne souriante et sympathique, elle ne voit aucun inconvénient que l'on entre tout crasseux dans sa belle salle de restaurant. Elle nous propose même de nous installer en terrasse sur des fauteuils pour pouvoir mieux savourer notre boisson favorite. Lors du dîner, nous retrouverons les trois vttistes de Vélorizons que nous avons croisés à plusieurs reprises durant la journée.

Troisième étape : Bruyères - Saint-Dié

Rassasiés par un copieux petit-déjeuner, nous partons pour la troisième et dernière étape. Après avoir fait les trois premiers kilomètres sur la route, nous essayons d'improviser quelques variantes. Enfin, il s'agit plutôt de Freddy car on ne pourra pas compter sur Carlos et Patrick dont les GPS ne parviendront jamais à afficher la bonne trace, quant à moi, je pense avoir perdu toute crédibilité la veille.

Nous nous arrêtons déjeuner au bord d'une rivière, puis nous empruntons une route montante pendant 5 kilomètres, suivi d'un portage qui va durer un bon quart d'heure. Nous sommes étonnés du contraste qui nous est proposé, du bitume excessivement roulant et un crapahutage, vélo sur le dos.

Une fois arrivés au sommet, nous comprenons la raison de ce sacrifice. Nous aurons droit au plus beau panorama (une vue plongeante sur les massifs forestiers avoisinants) et aux plus belles descentes de notre séjour. Après quelques kilomètres sur les crêtes nous amorçons une descente sur quatre kilomètres de single royal : des virages en épingle, des passages en dévers, des bosses, des marches ...

Nous allons ensuite alterner les descentes sur des singles et les montées sur piste forestière où Carlos, impressionnant par son état de fraicheur, file seul devant.
C'est sur ces derniers singles que nous avons failli déplorer une victime. Un écureuil roux, paré de sa jolie queue en panache, décide de traverser. Voyant un drôle d'énergumène posé sur deux cercles de caoutchouc de 29 pouces s'approcher dangereusement, il décide de faire demi-tour. Mais voilà qu'à mi chemin, il se ravise. Il reprend sa traversée en considérant sans doute que ce n'était pas à lui, dont la famille occupe les lieux depuis des générations, à céder le passage. Finalement, constatant qu'en temps que simple spectateur de ces tergiversations, je n'étais ni en mesure de modifier ma trajectoire et encore moins de ralentir, il se décide à faire un dernier demi-tour salvateur.

Le dernier single arrive, contents de finir ce séjour sans dommages, nous décidons de le descendre avec une certaine prudence. Heureusement, nous oublions très rapidement cette bonne résolution, il aurait été dommage de ne pas profiter de cette belle descente qui nous ramène à Saint -Dié.

Nous voila arrivés au terme de notre périple d'environ 150 km et plus de 4000 mètres de dénivelé. Une randonnée physique mais abordable car bien dosée sur l'ensemble de ces trois jours. Un séjour dépaysant et réussi car il contenait deux ingrédients essentiels : la convivialité et la bonne humeur.

Trace GPS: 150km / 4115D+

Commentaires  

#3 Freddy 08-06-2015 19:31
Merci Luc, pour de superbe compte rendu.
Quelle mémoire, on s'y croirait.
Magnifique séjour, à rééditer rapidement.
#2 patler91 06-06-2015 07:44
Merci Luc pour ton C.R, toutefois tu a oublié de raconter la perte de ta lentille de contact retrouvé dans les feuilles Vosgienne et d'autres souvenirs croustillants mais comme le dit la devise du club, pour chaque escapade "tout ce qui se passe à ............ reste à ....... .
#1 carlos 05-06-2015 09:53
Très agréable a lire et je dirais même a revivre tellement ont déguste tes récits
merci Luc

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